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Rencontre Cyclo-Club-Montebourg

C’est en 2014 que j’ai fait ma première rencontre avec Stéphane du Cyclo-Club-Montebourg-St-Germain-de-Tournebut. Ci-dessous le récit de cette belle rencontre.
BRM 400 (Brevet Randonneurs Mondiaux) du 13-07-2014 « La Bataille de Normandie »

C’est après ma reprise de travail, que j’ai eu l’idée de faire ce BRM.
Comme j’avais dû déclarer forfait pour le Bordeaux-Paris, j’ai souhaité reprendre rapidement les randonnées afin de me préparer pour la semaine fédérale début août et le BRM 1000 de Mortagne-au-Perche fin de ce même mois.
Sur mon agenda je prends note pour le 13 juillet départ 5 heures de Saint-Germain-de-Tournebut (près de Valognes dans la Manche).
Je ne sais pas encore si mon bras sera rétabli. J’invite quelques copains cyclos pour m’accompagner mais il s’avère difficile de recruter au pied levé en période estivale. Dommage pour eux, j’irai seul.
Samedi 12, je prépare mes petites affaires, la météo n’étant pas favorable je prends une tenue de rechange. Comme la randonnée se passe le dimanche, je prépare aussi de quoi me sustenter pour la longue journée à venir. Mon vélo sur le porte-vélo, mes bagages prêts dans la voiture et mon GPS chargé à bloc avec le parcours, je suis prêt pour le lendemain. Coucher à 22h30, réveil à 1h45.
C’est l’heure. Au radar je prends un copieux déjeuner. Je n’aurai pas le temps de manger en arrivant à Saint-Germain. Petits bisous à ma petite femme, il est 2h15, il bruine. En route, de grosses averses sur Argentan, la météo tient ses promesses… J’arrive enfin, il est 4h45. Je descends mon vélo, monte les sacoches (6 kilos) et vais m’inscrire pour le départ. Accueil chaleureux préparé par Stéphane du Cyclo club de Montebourg.

C’est parti, notre organisateur roule avec nous sur le début de ce périple. Pas courant de partir à 5h du matin, habituellement c’est le soir pour un 400, mais c’est pour profiter du parcours de jour. Nous nous élançons de nuit direction Fontenay-sur-Mer. Une pluie fine nous accompagne, mais il ne fait pas froid. Nous passons près de la « Batterie de Crisbecq », « le monument Leclerc » (hommage au débarquement de la 2ème DB, 1 août 44). 6h, km 25, « Utah Beach », le jour s’est levé. Au km 40, nous arrivons à Carentan (libéré le 12 juin). Je roule en queue de peloton, un cyclo se joint à moi alors que le groupe s’étire. Nous avançons contre le vent.

Nous nous dirigeons vers le cimetière de la Chapelle-en-Juger pour un second pointage au km 65, il est 8h. Je viens d’apercevoir deux clyclos du Vélo Loisir Saosnois de Mamers, un petit bonjour entre voisins. Nous continuons notre chemin vers Avranches. Nous traversons la campagne où a eu lieu « la Bataille des Haies ». La pluie a cessé, un groupe s’est arrêté à Gavray. Nous, nous passons notre chemin pour arriver sur Avranches à 11h.

Nous allons pointer avec Gérard, mon nouveau compagnon de route. J’en profite pour manger, le petit déjeuner est loin. Nous venons de faire 125 kms, le temps semble se maintenir. Gérard et moi filons vers Mortain (lieu de contre-attaque Allemande entre le 8 et 13 août), le GPS s’avère très utile pour sortir d’Avranches. Nous repartons avec le vent dans le dos, mais un paysage accidenté.
La pluie recommence à tomber fort, la température baisse un peu. Arrivés à Mortain à 13h15, nous retrouvons Monique, la femme de Gérard. Nous allons prendre un chocolat pour nous réchauffer. En repartant de belles montées nous attendent. La pluie s’est arrêtée.

Le paysage est sympa, nous découvrons de belles petites propriétés bien décorées, à voir cette petite maison au km 170. Puis, Tinchebray, Condé, Pont d’Ouilly, en haut de la côte, Clau ma femme et Lucien mon fils sont venus nous encourager sur le bord de la route. Petite pause pour reprendre des forces et continuer sur Falaise (« Route de l’Encerclement », où la bataille s’est finie à dans la poche de Chambois en 2 semaines, le 21 août 44, point culminant au Mont-Ormel).
Le relief étant moins accidenté depuis 20 kms, nous voyons notre moyenne remonter, le vent nous porte. À notre arrivée à Falaise, le soleil nous accueille, il est 17h, il reste encore 170 kms à faire. Une pause dessert en terrasse, puis nous ‟ refaisons un petit peu de vélo ” pour continuer sur Pegasus-Bridge.

Nous traversons la plaine de Caen avec le vent de côté. Gérard et moi nous nous relayons bien. Km 280, nous arrivons à Bénouville à 19h30. Nous voyons juste se fermer le musée du « Café Condrée » (première maison libérée le 6 juin 44).

D’autres compagnons de route sont déjà là, ils cherchent un endroit pour manger. Un couple de cyclos, André et Marie, propose de nous regrouper avec d’autre cyclos pour mieux lutter contre le vent. Nous décidons donc de manger dans une crêperie à Douvres-la-Délivrande (Station radar allemande), nous sommes 7. Le service est rapide, ce qui nous permet de repartir à 21h.

Encore 110 kms, notre nouveau capitaine de route, André va bon train, je m’accroche comme je peux. Très beau coucher de soleil sur Arromanches-les-Bains (port artificiel anglais), quelques compagnons donnent des signes de fatigue.
À Port-en-Bessin (port pétrole du débarquement) nous attendons quelques minutes un retardataire. Nous repartons direction la « Plage des Braves »… La nuit tombe.
Il est près de 23 heures, nous atteignons la plage d’Omaha-Beach (la plus meurtrière du D-Day). Le feu d’artifice vient de commencer, il nous accompagne tout le temps que nous longeons la digue. Nous quittons ce lieu au moment du bouquet final. Après direction la « Pointe du Hoc » (Falaise attaquée par les rangers U.S.). Pointage à Grandcamp-Maisy au km 350. Nous rejoignons le centre ville, nous ne sommes plus que 4. Nous décidons de prendre un verre en profitant d’un petit concert, avant de repartir dans la nuit, puis Isigny, Carentan, Saint-Côme-du Mont.

La fatigue est bien là, nous n’avançons plus comme avant. Nous nous arrêtons régulièrement pour reformer le groupe. Plusieurs fois nous doutons du GPS, car la route est compliquée. Nous devons aller plein nord, mais la 4 voies nous oblige à tirer des bords. Sainte-Mère-Église, le parachute est bien sur le clocher, il reste encore 20 kms à faire, il faut tenir, tenir, les kilomètres comptent doubles. J’ai mal un peu partout et plus précisément à un endroit que, rigoureusement, ma mère, m’a défendu d’ nommer ici…. Nous finissons tant bien que mal par arriver à Saint-Germain-de-Tournebut, il est 3h20.
Notre organisateur a prévu un petit en-cas pour nous requinquer. Nos trois compagnons de route que nous avions perdus à Grandcamp sont là.
5 cyclos ne sont pas encore arrivés, dont nos deux mamertins. Nous étions 28 sur ce parcours avec 1 tandem qui a abandonné suite à un problème mécanique, 5 britanniques et des gens d’un peu partout en France.
Les premiers sont arrivés vers 22h30 le dimanche. Les derniers devront arriver avant 8h pour valider ce BRM.

Merci à Stéphane et son club pour l’organisation de cette belle randonnée. Elle était très bien documentée. Je pense que si l’occasion se présente à nouveau je la referai. Je la recommande à tous les passionnés de cyclotourisme, il est même possible de faire ce circuit en voiture et profiter de tous ces lieux historiques.
Je remercie Gérard, André, Marie.… mes compagnons de route d’un jour, nous avons formé une belle équipe. J’espère les revoir sur d’autres aventures.

Merci au chirurgien qui m’a opéré avec succès à la mi-avril, la prothèse radiale a bien tenu…

Conclusion :
22h20 pour 400 kms, belle randonnée, bon esprit des participants dû certainement à la générosité des organisateurs.

À suivre le récit de la reconnaissance de ce brevet préparé par Stéphane (Organisateur).
Dans ce récit, nous ressentons bien l’envie du narrateur de partager l’histoire locale et la passion de la randonnée longue distance.

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